Pablo Picasso à Vallauris : l’artiste, le feu et les fractures

Vallauris, 1948. Pablo Picasso, alors au sommet de sa gloire, s’installe dans cette petite ville de potiers, accompagné de Françoise Gilot et de leurs deux enfants, Claude et Paloma. À la Villa Galloise, il poursuit son travail artistique, notamment pour le musée Picasso d’Antibes. Mais c’est une autre flamme qui va le consumer ici : la céramique.

 


Dans l’atelier Madoura, il redécouvre avec fascination un art local en déclin. En moins d’un an, il crée près de 2000 pièces, redynamisant l’artisanat de Vallauris. La ville devient un haut lieu artistique, et ses poteries des objets cultes pour les touristes de la Côte d’Azur.



Au fil des années 1950, le 25 octobre — date de naissance de l’artiste — devient fête populaire. Une corrida sans mise à mort clôt les célébrations de celui qu’on appelle ici « Don Pablo ». La tradition s’interrompt, mais ressuscite aujourd’hui sous le nom de Fête Picasso.





Picasso n’est pas un inconnu de la région : dès les années 1920, il visite la Côte d’Azur en touriste. Mais c’est après la guerre, membre du Parti communiste, qu’il s’y installe durablement. À plus de 60 ans, il ne cherche plus à dissimuler sa calvitie, mais continue de courir les jeunes femmes. « Pablo a des besoins sexuels démesurés », dira Françoise Gilot, sa compagne.



Ce désir obsessionnel imprègne son œuvre tardive, jugée par certains critiques plus lubrique que lumineuse. Les tableaux de cette époque montrent des corps noués, des scènes d’amour frénétiques, loin du cri désespéré de Guernica (1937), souvent considéré comme son dernier chef-d’œuvre universel.

A Vallauris, il entame une liaison avec Geneviève Laporte, 17 ans, venue l’interviewer pour un journal scolaire. Françoise découvre la trahison et le quitte en 1953. Picasso ne lui pardonnera jamais. Il instrumentalise leurs enfants dans une stratégie de vengeance affective et affectera jusqu’à la suite de leur vie.


Dans les années 1960, il s’installe à la Villa La Californie avec Jacqueline Roque. En 1961, il prend tout le monde de court : alors que Françoise entame un divorce avec Luc Simon, il épouse en secret Jacqueline, scellant la rupture définitive avec la mère de ses enfants. Il finit ses jours dans la Villa Nôtre-Dame-de-Vie à Mougins.



A sa mort, le 8 avril 1973, la fracture familiale est telle qu’aucun de ses enfants ou petits-enfants n’est autorisé à assister à ses obsèques. Son petit-fils Pablito tente de se suicider, et meurt quelques mois plus tard. Paulo, son fils, disparaît en 1975, rongé par les excès. Marie-Thérèse Walter, son ancienne muse, se pend en 1977. En 1986, Jacqueline Roque met fin à ses jours.



Picasso laisse derrière lui une œuvre immense, mais aussi un sillage de douleurs intimes. À Vallauris, pourtant, la mémoire de l’artiste se célèbre encore — entre feu sacré et brûlures personnelles.

Maryse Bastié (1898 – 1952) : Pilote d’exception et militante des droits des femmes

La vie de Maryse Bastié est un véritable roman d’aventures. Femme de courage et de convictions, elle a enchaîné les records, chacun plus impressionnant que le précédent, tout en surmontant de terribles épreuves personnelles. Tragique et écourtée, son existence reste marquée par une volonté farouche de briser les barrières, à la fois sociales et aériennes. Si son nom est aujourd’hui trop souvent oublié, elle demeure une figure emblématique et profondément féministe de l’aviation française.


Née en 1898 à Limoges, dans une famille modeste, Maryse grandit dans la pauvreté. Orpheline de père à onze ans, elle travaille très jeune comme ouvrière dans une usine de chaussures, gagnant à peine 25 centimes par jour. Mariée trop tôt à un apprenti peintre, elle devient mère d’un petit garçon, Germain, avant de se retrouver rapidement seule. En 1916, son frère meurt à Verdun. Maryse, désormais sans soutien, ne cède pourtant pas au découragement.


Manufacture de chaussures à Limoges

C’est en rencontrant le lieutenant Louis Bastié qu’elle découvre l’aviation. À 20 ans, elle prend son premier vol. Le couple s’installe près de Bordeaux, où Maryse décroche rapidement son brevet de pilote à l’aérodrome de Bordeaux-Teynac. Une semaine après, elle vole sous le pont de Bordeaux en construction avec son Caudron G.3 (le modèle avec lequel Adrienne Bolland traversait les Andes). En novembre 1925, elle réalise son premier vol de Bordeaux à Paris, seule à bord d’un biplan, une ascension fulgurante.




Mais le destin frappe encore : en 1926, Louis Bastié meurt dans un accident d’avion. Maryse décide alors de tout miser sur l’aviation. Elle passe son baccalauréat, devient instructrice de vol et se lance dans les meetings aériens et les tentatives de records pour gagner sa vie.


M
aryse obtient sa licence de pilote commercial en 1928. À l’époque, les femmes ne peuvent exercer que des vols d’entraînement ou de démonstration – les compagnies aériennes leur sont fermées. Maryse combat ces restrictions avec la même énergie qu’elle mettra à défendre le droit de vote des femmes et l’égalité salariale.  


La pionnière des airs

En 1929, l’État reconnaît enfin ses mérites : elle reçoit une prime de 10 000 francs, efface ses dettes, et entame une impressionnante série de records :

Premier record féminin de distance (1 058 km entre Paris et Treptow, 1929)

Record international d’endurance de vol pour une femme (26h44)

En 1930, vol en solo de 38 heures sans escale (2 976 km) malgré la faim et l’épuisement – elle se vaporise de l’eau de Cologne dans les yeux pour rester éveillée

En 1931, elle est décorée de la Légion d’honneur et devient la première femme à recevoir le prestigieux Trophée Harmon.


Maryse Bastié à Antibes

Au début, le seul lien de Maryse Bastié avec Antibes était son travail : pilote d'essai, elle décollait de la Base Aéronavale d’Antibes, aujourd'hui le port de plaisance Vauban, pour des vols en haute altitude avec des hydravions. Elle aimait particulièrement Antibes et aussi Cannes – une rue porte même son nom. Voler des prototypes d’hydravions nouvellement développés était un métier de rêve dans les années 1920 et 1930 – surtout pour une femme ! Dans un domaine dominé par les hommes, elle pilotait des avions sophistiqués, comme celles du constructeur Bernard – avec des centaines de chevaux. Et tout cela en salopette de pilote, à une époque où il était encore interdit aux femmes de porter des pantalons. 

Base Aéronavale d'Antibes



Tragédies, exploits et engagements


E
lle poursuit ses exploits : en 1932, elle signe avec le constructeur Potez pour livrer des avions à travers l’Europe. Mais en 1935, son fils meurt du typhus dans ses bras. Pour surmonter cette douleur, elle se lance dans un défi immense : traverser l’Atlantique Sud en solitaire. En 1936, elle relie Dakar à Natal (3 000 km) en 12 heures, sans radio, à bord d’un Caudron-Simoun qu’elle baptise Jean Mermoz.


Engagée politiquement, elle soutient Louise Weiss dès 1934 dans son combat pour le droit de vote des femmes en France, aux côtés d’Hélène Boucher et Adrienne Bolland. Louise Weiss s'était présentée symboliquement en tant que femme aux élections législatives de 1936. Léon Blum lui a proposé un poste ministériel la même année, mais elle le décline : « Je voulais être élue, pas nommée. »

En 1937, elle réalise une tournée triomphale en Amérique du Sud, traversant les Andes à 6 000 mètres d’altitude en un peu plus de deux heures.

En temps de guerre et après



À la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint l’armée de l’air. En 1940, elle devient lieutenant dans le nouveau corps des pilotes auxiliaires féminins, en charge des vols médicaux. Blessée, elle poursuit ses missions via la Croix-Rouge tout en collectant des informations pour la Résistance. Arrêtée par la Gestapo en 1944, elle est relâchée après trois jours d’interrogatoire. 

 


Après la guerre, elle devient la première femme commandant dans les Forces françaises libres et commandeur de la Légion d’honneur. En 1951, elle travaille au service des relations publiques du Centre d’essais en vol.

Une fin tragique pour une femme libre

Le 6 juillet 1952, Maryse Bastié trouve la mort lors d’un meeting aérien à l’aéroport de Lyon-Bron. Elle se trouvait à bord d’un prototype du Noratlas-Nord 2501, qui s’écrase à la suite d’une erreur de pilotage. Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse. Son tombeau, orné de la sculpture d’une femme sous un aile, symbolise la beauté, la puissance et la singularité de son destin.

Tombe de Maryse Bastié cimetière du Montparnasse à Paris

Maryse Bastié n’était pas seulement une aviatrice d’exception. Elle était une combattante. Une pionnière. Une femme libre dans les airs comme sur terre.




© Tous droits reservés

Antibes : Méhari burning

Une nuit d’été, un pyromane, deux voitures de plage en feu, pas de témoins… En bref, on dirait un crime parfait. Il ne manquait que ça pour que la psychose s’installe d’un coup sur la Côte d’Azur. Bien sûr, la police a immédiatement pensé au fameux pyromane de Paris qui - durant une période de deux mois il y a quelques années - a mis le feu à toutes les Citroën Méhari de la capitale. D’ailleurs, ce malfaiteur n’a jamais été ni identifié, ni arrêté, malgré l’intervention de quelques futurs superflics qui n’ont pas pu empêcher qu’il y eût plusieurs victimes dont un mort d’asphyxie. Et si ce n’était pas par hasard que tout a recommencé dans cette belle ville des Alpes-Maritimes qui héberge Marineland ? L’histoire est digne d’un polar, c’est comme un film de Chabrol, plein de mystères, une histoire sans fin mais aussi un voyage dans les années 70.


Voici ce qu'on lit dans cet article :

L’histoire de la Citroën Méhari

Le grand mystère : qui est le pyromane isolé des Méhari

L’échec des superflics des années 70

Les copies de la Méhari dans le monde entier

La Méhari es le fondateur de Marineland à Antibes

Les vraies énigmes dans l’affaire des Méhari incendiée

et plein d’autres choses….


Nous sommes à Antibes, une soirée de fin du mois d’août. C’est l’année 1977. Cette même année, la dernière exécution à la guillotine a eu lieu en France, l’ONU a instauré la « Journée Internationale de la Femme », l'émission culte « Les grosses têtes », animée par Philippe Bouvard a débuté sur RTL et le « Roi du Rock’n Roll » Elvis Presley est décédé. La foule très nombreuse de touristes vient de quitter leur chambre d’hôtel ou de faire ses bagages sur le camping du « Pylône » dans le quartier de la Brague pour rentrer vers Paris, Londres, Genève et Milan. Seuls quelques habitués sont restés. Subitement, on compte moins d’embouteillages en descendant le boulevard Albert 1er vers la plage de la Salis dont le banc de sable de plusieurs centaines de mètres de long est visiblement moins bondé qu’il y a quelques jours encore. La météo s’affiche plus clémente avec toujours de très belles journées ensoleillées. On dirait qu’Antibes est devenu un havre de paix, le paradis du farniente.


Plaque garage Citroën Antibes, Plage de la Salis, Camping du quartier de la Brague

Mais dans un intervalle de seulement quelques minutes nocturnes tout est bouleversé : une première Citroën Méhari a brulé à Antibes, dans l’avenue Gambetta, au n° 11, devant cette belle demeure à deux étages qui existe toujours avec son jardin donnant sur l’angle de l’avenue Tourre. Peu après, une deuxième voiture brule au Boulevard Wilson.

Moteur d'une Méhari restaurée, moteur d'une Méhari incendiée

Le lendemain, partout dans la ville, au port, dans les ruelles en bas du marché, tout le monde ne parle plus que de ces incendies. On en parle évidemment aussi dans les bureaux du maire Pierre Merli, l’italien d’Arezzo en Toscane devenu un homme important, marié à Adry Bambini, née à Pérouse, à seulement quelques kilomètres d’Arezzo. Pourtant il l’a connue à Antibes, où ce résistant recherché s’est caché chez les parents d’Adry, les fabricants de pâtes de la rue James Close.

François Mitterrand et Pierre Merli à Antibes en 1987, Mitterrand au volant d'une Méhari

Il a été surtout un très proche de François Mitterrand, ce dernier a même passé son voyage de noces avec Danielle chez les Merli sur la Côte d’Azur. Pierre Merli a été aussi un grand amateur des voitures au double chevron, même s’il a finalement changé pour une Mercedes. Pierre Merli ne doutait pas souvent, mais parfois, en des circonstances si graves… De l’inquiétude s’installait aussi dans les vastes hangars du garage de Blanche et Armand Escalier, les dirigeants de la concession Citroën située au nord de la cité des Remparts depuis le début des années 1960…

Avenue Gambetta à Antibes : une première Citroën Méhari au niveau du n° 11

Mettre le feu à toutes les Citroën Méhari de Paris

Tout avait commencé en hiver 1973 à Paris, entré Noël et le Nouvel An, le 27 décembre exactement. C’était dans le 13ème arrondissement, du moins selon les premières informations. Ainsi, cinq ans après son lancement, la Citroën Méhari a de nouveau fait les grands titres de l’actualité, mais pas comme d’habitude dans les pages de « L’ Automobile Magazine » ou de « L’ Auto-Journal », mais dans la rubrique faits divers de tous les quotidiens et émissions radio ou télé, pas seulement parisiens mais aussi provinciaux. Une voiture a été incendiée, une seconde, puis une troisième, une dizaine, une cinquantaine… Les feux se succèdent à un rythme infernal. Les policiers Parisiens s’étonnent que l’incendiaire ne s’attaque qu’aux voitures de plage de marque Citroën, et placent des patrouilles de policiers supplémentaires dans la capitale, chaque nuit plusieurs dizaines de policiers. Au total 150 agents sont mobilisés… mais l’enquête patine. Ils arrivent toujours trop tard sur les lieux, les riverains n’ont rien vu et le pyromane qui ne laisse pas de traces reste introuvable. La psychose s’installe chez les conducteurs de Méhari. Sur les ondes de France Inter une propriétaire de ce modèle se plaint de ne plus dormir la nuit, tellement elle aurait peur qu’on mette le feu à sa petite voiture, et Patrick Poivre d’Arvor interroge même un psychiatre pour dresser un portrait psychologique de l’incendiaire.

La Méhari dans la presse spécialisée et l'edition de livres

Le 9 février 1974, une Méhari garée dans un garage, toujours dans le 13ème arrondissement, est incendiée et le feu se propage à l’immeuble, intoxiquant cinq résidants. L’un d’eux meurt asphyxié quelques minutes plus tard à l'hôpital.

Paris, le 13ème arrondissement

A partir de cette nuit l’incendiaire cesse de mettre le feu à la petite voiture de plage. C’est la fin de l’histoire. Officiellement, on comptabilise 63 Méharis brûlées et l’auteur n’a jamais été identifié. L’affaire a été classée au rayon des dossiers non résolus.

 Le 9 février 1974, la dernière Méhari incendiée à Paris

Des superflics livrent leur interprétation des faits

Quand, en 2016, un ex-superflic du 36 Quai des Orfèvres et ancien patron du Raid, sort ses mémoires « Dans le secret de l’action » on apprend d’autres détails de l’affaire. Jean-Louis Fiamenghi a été responsable de la sécurité du Pape Benoit XVI lors de sa visite en France, ainsi que du président Obama et il a assuré la protection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Il a été en contact avec Arafat, a mis fin à la cavale en Corse d’Yvan Colonna et a été dans le commando qui a tué « l'homme aux mille visages », Jacques Mesrine dans sa BMW verte. On surnomme Fiamenghi « Bébel » et son premier fait d’armes n’a été rien d’autre que cette affaire du pyromane de Méhari à Paris. C’était avant tout une école de patience, il fallait se fondre dans le décor lors des filatures pendant de longues heures. Il découvre aussi que son chef de groupe de l’époque est un ripou, tenté par l’argent, la drogue et autres avantages, comme le commissaire Neyret que « Bébel » a formé plus tard.

Nicolas Sarkozy et superflic Jean-Louis Fiamenghi,
la BMW verte de Mesrine et l'arrestation d'Yvan Colonna en Corse


Mais en ce qui concerne les Méhari, on apprend que finalement le chiffre officiel serait faux, il n’y avait pas seulement 63 voitures de plage qui ont brûlé, mais au moins 90 seulement à Paris. Déjà en octobre 1972 une quinzaine de Méhari étaient parties en fumée dans le 18eme arrondissement sans qu’on retrouve leur incendiaire. Il n’est pas étonnant que les ventes de la Méhari aient brusquement chuté en 1974.

D’autres superflics ont également parlé de l’affaire, tout au début Pierre Ottavioli, commissaire corso-marseillais connu depuis la disparation d'un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II ainsi que du chef de file du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste, Mehdi Ben Barka en 1965. Il s’est aussi occupé de l’affaire Marković, un trafiquant de drogue, ancien employé d’Alain Delon. Il a rendu service à l’acteur en tant que garde du corps, secrétaire et chauffeur. Delon s’est séparé de lui après avoir appris que Marković était accessoirement l’amant de Nathalie, son épouse. Le serbe Stévan Marković a été assassiné en 1968, tout laissait penser à un règlement de comptes dans le milieu des stupéfiants. Mais l’affaire a rapidement impliqué la femme du Premier Ministre Pompidou. Selon les rumeurs de l’époque, Claude Pompidou aurait participé à des parties fines dont des photos se trouvaient entre les mains de ce refugié yougoslave devenu criminel, et pourquoi pas maître-chanteur …

 Natahalie Delon et Stévan Marković, Alain Delon avec Mireille Darc au volant d'une Méhari
et Claude et Georges Pompidou à la plage

L’investigation dans l’affaire des Méhari incendiées a été confiée à Pierre Folacci, un des piliers de la PJ de Marseille, dès janvier 1974. C’est finalement à Marseille qu’un suspect s’est autodénoncé. Il a été interpellé mais il s’avéra être un mythomane.

Un second rôle pour Marineland ?

Trois ans et demi plus tard, l’affaire sorts des cold-cases sur la Côte d’Azur, réchauffée par les cendres de l’incendie de deux voitures fin août dans le centre d’Antibes.

En fait, cette voiture de plage réalisée avec une carrosserie plastique en ABS qui ne résistait pas du tout au feu a été conçue par le grand capitaine industriel Roland de la Poype (1920 – 2012) qui a également créé Marineland en 1970 pour faire « connaître la vie des grands animaux marins ».


 Pub pour le berlingot Dop, show à Marineland,
Nicolas Sarkozy remet à Roland de la Poype la Grand'croix de la Légion d'honneur en 2008

Après avoir fondé le pionnier français de l'emballage plastique, la « Société d'Etudes et d'Applications du Plastique » (devenue DuPont Liquid Packaging Systems), Roland de la Poype met le shampooing « Dopal » de L'Oréal, jusqu’ici seulement connu des coiffeurs professionnels, dans un petit berlingot en plastique souple et transparent nommé DOP qui va connaitra à partir des années 50 un énorme succès commercial dans les rayons des drogueries et supermarchés. Vendu à des dizaines de millions exemplaires par an, le petit sachet de shampooing a été proposé à l'unité ou en chapelets multicolores, en bleu, vert, jaune, rouge et violet.

Pour son invention d’une voiture de plage commercialisée par Citroën à partir de 1968, Roland de la Poype, le roi du plastoc, reste dans sa spécialité. Il utilise un polymère résistant, teinté dans sa masse de couleurs psychédéliques, pour mouler la carrosserie sur un cadre en tube d’acier monté sur le châssis, avec la mécanique simple et le moteur à deux cylindres de la Dyane 6.


Une Méhari sur les galets de la plage de la Siesta entre le Fort Carré d'Antibes et Marina Baie des Anges







C’était une voiture « FAF », facile à fabriquer et facile à financer, fortement inspirée de la Baby Brousse ivoirienne ou de La Dalat vietnamienne. Citroën en fabriquera 140.000 exemplaires. Vendue même aux Etats-Unis, c’était presque un succès mondial, mais la voiture n’a pas été homologuée dans certains marchés très importants comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Grande-Bretagne à cause de la caisse inflammable. Pour ces marchés, des petits constructeurs ont esquissé des copies.


La Dalat vietnamienne et la Baby Brousse ivoirienne

Ainsi la société germano-américaine Fiberfab à Ditzingen, un petit village médiéval dans le sud-ouest de l’Allemagne, a fabriqué d’août 1975 à 1982 un modèle sur la base de la 2 CV qui a été commercialisé en pick-up ou 4 places, avec pare-brise rabattable et un hard-top en option.

Une Fiberfab Sherpa verte et la Namco Pony en bord de mer

La Méhari d’outre-rhin a été nommée « Sherpa », livrée aussi en kit en fibre de verre à monter soi-même, en seulement cinq heures après démontage de l’ancienne caisse de la Deuche. Seulement 250 exemplaires ont été vendus, un échec commercial, car au même moment un des plus importants concessionnaires grecs, Namco, a eu l’idée de lancer le modèle « Pony », basé sur la Dyane 6 et fabriqué dans une nouvelle usine à Thessalonique. Vendue en 1979 à presque 5000 exemplaires, elle a été la voiture la moins chère de Grèce. La Namco Pony a été fabriquée jusqu’en 1983. La Méhari française, elle, a été encore construite jusqu’en 1987.

Sauf qu’en 2018 l’affaire refait surface

Bizarrement, le 6 juillet 2018, donc 50 ans après le lancement de la Méhari, à la sortie de l'école maternelle Jacques-Boissier à deux pas de l’hôpital de la Fontonne à l’est de la ville d’Antibes, un après-midi vers 16 h 30, une Méhari s'est embrasée sur le parking de l’établissement scolaire. Le sinistre soudain et très violent s'est propagé à cinq autres véhicules. La Méhari, appartenant à un parent d'élève, a pris feu de manière accidentelle selon les constats. Plus de peur que de mal, pas de victimes grâce aux policiers municipaux chargés de la circulation qui mirent immédiatement en place un périmètre de sécurité pour permettre aux pompiers d’intervenir rapidement sur l'incendie.

Méhari en feu sur le parking d'une école maternelle à la Fontonne/Antibes, l'église du quartier 


La Maternelle se trouve à seulement quelques pas de la gare de Biot, en bas de Marineland. Ce parc animalier rencontre depuis octobre 2015 d’importantes contestations de la part des défenseurs de la cause animal, après le mort de 20 animaux, dont 5 orques. Des pluies diluviennes ont provoqué cet automne une vague boueuse de deux mètres qui déferlèrent désastreusement sur les bassins de Marineland.


Pamela Anderson manifeste à Antibes contre le parc animalier Marineland

Puis, encore en juillet 2018, une série importante de manifestations contre le parc animalier a eu lieu à Antibes et Nice avec des actions très impressionnants, d’enchaînement, de faux cimetières aux animaux et de flash-mobs. Même la célèbre star américaine Pamela Anderson est venue les soutenir. Mais c’est une tout autre histoire…

Les vraies énigmes

Dans cette affaire, de nombreuses questions se posent. Est-ce qu’il y a un seul ou plusieurs incendiaires, en collaboration ou non ?  Est-ce qu’il existe un lien entre les actes de pyromanie à Paris en 1973/1974 et à Antibes en 1977 ? Quelles sont les motivations : vengeance, perversion, ego… ?

Il n’existe pas de réponses satisfaisantes, pas de certitude. Mais, des décennies après ces évènements, on peut toujours privilégier la même piste que la police a suivi initialement, dès les premiers jours de janvier 1974. Il s’agirait d’un pyromane isolé, donc sans complices. L’incendie des Méharis de Paris a été mis dans un rythme d’environ deux voitures par nuit, le malfaiteur ayant toujours agi à pied. Les actes n’ont jamais été revendiqués ou signés, il n’y a pas de témoignages exploitables, ni d’indices laissés.

Qui en est l’auteur ? Un type vaniteux qui a incendié les voitures pour qu’on parle de lui ? Simplement un fou ou un alcoolique agressif qui chercherait à se venger ? Mais se venger de quoi et de qui ? De Roland de la Poype, le père de la Méhari et de Marineland ?

En général, un homme peut se transformer en criminel par manque ou par trop-plein d'amour...

Difficile de faire un profiling, mais on peut constater que le malfaiteur doit être d’un caractère très discret, organisé et déterminé. Il voulait qu’on parle de ses actes, sans s’en vanter personnellement.

C'est cela l'essentiel : tout ça pour finalement pas grande chose.

Sans revendication nous n’avons pas non plus la moindre idée sur ses vraies motivations. S’agissait-il d’un acte dans l’esprit de mai 68, contre la France bourgeoise, contre une société de surconsommation dont la voiture est un symbole, une attaque écologique de la classe moyenne de l’après-guerre et des Trente Glorieuses ?

Ou tout son contraire ? Même si la voiture a été présentée en mai 68, cela ne s’est pas passé sous les barricades. La voiture de plage, entourée d’une vingtaine de belles mannequins, a été présentée dans l’enceinte du golf de Deauville, un temple de la grande bourgeoisie. Peut-être l’incendiaire préférait-il les berlines classiques et les dames galantes, détestait-il le progrès, la modernité, les filles en jeans ? Et l’apparition de la Méhari aurait été pour lui un sacrilège.

La présentation de la Méhari dans le golf de Deauville en 1968 

Est-ce qu’il y a des raisons très personnelles, comme par exemple la perte d’un proche, sa femme, son enfant, ses parents, dans l’accident d’une Méhari ?

Non, on n’arrivera pas à découvrir ce qui le motivait. Mais quand il est passé de pyromane à homicide, a-t-il alors compris qu’il était allé beaucoup trop loin ? Ou a-t-il quitté Paris pour se cacher, pour refaire sa vie ailleurs ?

Ce qui frappe, c'est qu'il y a une forte probabilité que ce soit le même pyromane de Paris qui a recommencé dans cette nuit du mois d’août 1977 à Antibes. Il y a trop de similitudes, et on sait qu’il n'y a pas deux délinquants qui se ressemblent. On sait seulement qu’après les Méharis en feu à Antibes en 1977, le dossier n’est plus jamais sorti des cold-cases.

Aujourd’hui, des décennies après, il y a prescription. Si l’incendiaire est encore parmi nous, peut-être habite-il à Antibes dans un confortable appartement du centre-ville, ou dans une somptueuse villa du Cap d’Antibes. Il aurait sans doute 68 à 70 ans, même un peu plus, peut-être. On aimerait tellement avoir de vraies explications, ou – au moins - un plaidoyer magistral de sa part qui mériterait d'être lu, analysé et médité... Car personne ne naît délinquant !


© Tous droits réservés

#CitroënMehari  #Citroën  #Antibes  #Marineland  #Pyromana

Roger Bouvier (1936 - 2025) : pilote de course

Roger Bouvier a connu une vie marquée par des rencontres fortuites et des passions dévorantes pour l'automobile, une vie à cent à l’heure. Son parcours, jalonné de succès sportifs et d'aventures mécaniques, l'a conduit de Casablanca à Chamonix, en passant par les Pyrénées et sa ville d'adoption, Antibes. En 1973, Bouvier s'illustre en remportant le prestigieux Rallye de Gaves. Sa carrière est également marquée par une participation au Rallye Monte-Carlo, rendue possible grâce à un moteur de course Mercedes obtenu sur la Côte d'Azur. La modernité de sa Citroën DS lui sauvera même la vie lors d'une course sur glace, témoignant de sa confiance inébranlable dans la technologie automobile.

 


Ce que vous lirez dans cet article :

Préparez-vous à une immersion passionnante dans le monde des sports mécaniques et du basket, avec au programme :

Le récit d'un Antibois mordu de Citroën.

Le basket à Antibes, et notamment Jean-Claude Bonato.

Les femmes pionnières du rallye : Michèle Mouton, Pat Moss et Claudine Trautmann.

Courses extrêmes : glace, rallyes, 24 heures.

Les icônes de l'automobile : Ford Mustang, GT 40, Porsche, Alpine.

La restauration d'une Panhard Junior unique.

... et bien plus !


L'amour des voitures rapides et des moteurs puissants est une constante dans la vie de Roger Bouvier. Il possède une connaissance encyclopédique du monde du rallye, ayant côtoyé de nombreux pilotes. Cette familiarité s'est bâtie notamment lorsqu'il commentait les événements automobiles du sud-est de la France depuis son Ford Transit converti en véhicule de sonorisation.


Une DS restauré dans une course de voitures historiques


Avant sa retraite, Roger Bouvier a passé vingt ans au "Garage Riviera", l'atelier Citroën situé sur l'autoroute d'Antibes. L'arrivée d'une Citroën DS à la réception de l'atelier provoquait toujours chez lui un moment de nostalgie, car il avait eu la chance de piloter « les plus belles » de ces voitures en course. Il a débuté à la Garage Riviera à l'été 1975 et y est resté jusqu'à son départ à la retraite fin 1996, une retraite célébrée par une fête mémorable la veille de Noël. Son attachement à Citroën reste fort, comme en témoigne sa participation à la célébration du 90e anniversaire de la marque en présence de Sébastien Loeb, champion du monde des rallyes, et sa participation à un rallye de fans Citroën entre Cannes et Monaco au volant d'une DS.

Affiche pour la célébration du 90e anniversaire de la marque Citroën à Antibes

A Antibes, Roger Bouvier s'est rapidement intégré, s'investissant activement dans la vie associative locale. Il a notamment été le speaker du club de basket des Sharks d'Antibes, alors connu sous le nom d'Olympique d'Antibes-Juan-les-Pins Côte d'Azur Basket. C'était l'époque où la légende du basket, Jean-Claude Bonato, était adulé par les fans antibois.


Légende du basket-ball, Jean-Claude Bonato. Roger était speaker dans les stades et a fait la tournée des événements de sport automobile dans le sud-est de la France au volant d'un Ford Transit aménagé


Les racines de la passion de Bouvier pour la mécanique remontent à son adolescence, lorsqu'il a construit sa propre moto. Il deviendra ensuite carrossier, mécanicien automobile, et ouvrira son propre garage à Grenoble. Originaire de Côte-Saint-André, en Isère, entre Grenoble et Lyon, il partageait avec Hector Berlioz, né dans la même commune, un esprit avant-gardiste. Sa moto auto-construite était particulièrement innovante, car il ambitionnait de la faire voler. Son "hélicoptère-moto" a effectivement décollé, parcourant 30 mètres malgré d'importants problèmes d'équilibre. Cette idée futuriste a même trouvé un écho au cinéma en 1983 avec le Speeder Bike du film "Star Wars".



Roger avait une longueur d'avance sur Star Wars avec sa moto volante, et elle semble désormais de retour. Une nouvelle version de la célèbre moto speeder de « Le Retour du Jedi » de 1983 est disponible à l'achat depuis 2022, mais son prix est exorbitant.




Son entreprise grenobloise lui a permis de se faire un nom dans le sport automobile dès les années 1960, grâce à sa spécialisation dans les pièces de carrosserie légères en polyester, qui rendaient les voitures de course plus rapides. Il fut notamment chargé de l'habillage des quatre Renault Alpine sponsorisées par une entreprise de dentifrice, qui ont marqué l'histoire du rallye en tant qu'équipe féminine, perpétuant l'héritage de Pat Moss et Ann Wisdom. Ces expériences l'ont également mis en contact avec des cascadeurs, ou "conducteurs de la mort", dont le célèbre Frank Valverde.





Dominique Guichard, Anne-Marie Desvignes, Françoise Conconi, Annick Girard, Marie-Odile Desvignes, Claudine Trautmann et l'Alpine Renault A110 préparée par Roger Bouvier





Roger Bouvier a également établi un record de vitesse avec le skieur alpin Henri Reitenberger, qui a ouvert les pistes des Jeux olympiques d'hiver de Grenoble. Attaché par un câble à une DS 23 prototype (utilisée par Claudine Trautmann lors du Rallye Londres-Mexique), Reitenberger et Bouvier ont parcouru un kilomètre à plus de 135 km/h sur une piste forestière verglacée du Vercors, à Méaudré.

Des noms qui résonnent dans l'histoire du rallye : Claudine Trautmann et son Londres-Mexique, le duo Patt Moss-Ann Wisdom au Monte-Carlo, et la Grassoise Michèle Mouton, d'abord chez Alpine, puis icône mondiale du rallye avec Audi





Une légende : En juin 1982, Frank Valverde a été tué dans une cascade ratée dans sa Ferrari rouge devant 50 000 spectateurs dans le port de Marseille




Au cours de sa carrière, Bouvier a piloté une multitude de véhicules, dont des Ford Mustang, GT 40, Porsche, Alpine, Cooper, et une Mercedes 250 au Rallye Monte-Carlo. L'opportunité de piloter une Mercedes 250 est née d'une rencontre fortuite pendant ses vacances à Golfe-Juan. À l'âge de 30 ans, il a eu l'honneur d'être le premier à conduire une voiture de course Fournier-Marcadier. Avec ce véhicule, il a décroché la troisième place aux 24 Heures de Chamonix en 1972, montant sur le podium aux côtés du vainqueur Andruet sur Renault Alpine 110. Chamonix a été le théâtre de confrontations mémorables, où des pilotes comme Jean Alesi, Nigel Mansell et Pierre Jarier ont affronté des spécialistes de la glace comme Bouvier.

Spécialiste de la glace : Roger Bouvier au volant d'une DS

La Fournier-Marcadier, une petite voiture de course de seulement 360 kg avec un moteur central Renault 8 Gordini, fut un véritable précurseur. Elle a jeté les bases d'une nouvelle catégorie de course d'entrée de gamme abordable, la « Formule Nationale », qui a ensuite évolué en « Formule France » et enfin en « Formule Renault », active jusqu'en 2020. L'objectif était d'offrir des véhicules accessibles aux jeunes pilotes. En 1967, un kit Fournier Marcadier coûtait seulement 1500 francs, et environ 20 véhicules étaient produits chaque année.

La première Fournier-Marcadier de 1966, avec André Marcadier peaufinant les derniers réglages du cockpit, Bruno Chamabas en 1969, et la dernière Marcadier de course avec un moteur Hart 2 litres, avec Roger Rivoire au volant










Roger Bouvier au volant de la légendaire Porsche 908


Le plus grand succès de Roger Bouvier reste sa victoire au Rallye de Gaves en 1973 avec son prototype Citroën DS. Sa DS de course, équipée d'un double carburateur, consommait 28 litres d'essence aux 100 kilomètres. Pour les courses sur neige, il utilisait des pneus avec 640 clous à l'avant et cent de moins à l'arrière pour une meilleure tenue de route en virage. Un incident lors d'un rallye "Neige-Glace" aurait pu lui coûter la vie. Suite à une erreur de son copilote, la DS de Bouvier a dérapé d'une route de montagne et a glissé le long d'un ravin enneigé. La voiture, grâce à son soubassement lisse, a "sauté comme une pierre plate sur l'eau" et a atterri pratiquement intacte sur la route en contrebas, ne perdant qu'une partie de son échappement.


Circuit de Chamonix : Podium pour Roger Bouvier en 1972


Sa deuxième passion est le Panhard Junior, une petite voiture de sport française rare et toujours aussi fascinante. Il a découvert ce véhicule pour la première fois en 1956, lors de son service militaire à Casablanca, au Maroc. Un camarade, muté en Algérie pour une liaison, lui a confié son Panhard Junior. De retour en France après son service, il a acheté son propre Panhard Junior deux ans plus tard, mais l'a revendu après être devenu père d'un fils passionné d'automobile. Des décennies plus tard, au début des années 90, son fils a déniché un autre Panhard Junior en Suisse, que Roger a racheté.


Panhard Junior

Ce nouveau Panhard Junior était dans un état déplorable, totalement rouillé. Cela n'a pas découragé Bouvier, qui s'est lancé dans une restauration totale dans son petit atelier, un projet qui a duré 10 ans et a nécessité des centaines d'heures de travail, pour un coût total de cinq chiffres. Il a même fait fabriquer des pneus Michelin sur mesure et a eu la chance de recevoir de nombreuses pièces de rechange spéciales d'un ami carrossier. Le Panhard Junior, construit à moins de 5000 exemplaires au début des années 50, est aujourd'hui une rareté, avec peut-être seulement dix exemplaires restants. Ce roadster minimaliste, propulsé par un moteur boxer bicylindre, offrait un grand plaisir de conduite, atteignant une vitesse maximale de 130 km/h. Ces véhicules sont rarement mis en vente et peuvent atteindre facilement 20 000 € aux enchères.



Roger Bouvier dans sa Panhard Junior, restaurée de A à Z par lui-même





Jusqu'à sa mort à Pâques 2025, Roger Bouvier a maintenu une passion indéfectible pour l'automobile. Au moins une fois l'an, il se rendait à Castellane. Ce n'était pas pour admirer les Gorges du Verdon, mais pour retrouver ses amis Yoëlle et Henri Fradet et découvrir les dernières acquisitions de leur musée Citroën, faisant d'eux les spécialistes incontestés des Citroën historiques dans le sud-est de la France.




Plaque du "Garage Riviera" d'Antibes dans les salles d'exposition du Muséee Citroën à Castellane






#Antibes  #Citroën  #CitroênDS  #PanhardJunior  #RallyAntib

© Tous droits reservés


Maryse Bastié (1898 – 1952) : Pilote d’exception et militante des droits des femmes

La vie de Maryse Bastié est un véritable roman d’aventures. Femme de courage et de convictions, elle a enchaîné les records, chacun plus imp...